Raouf Ben Yaghlène

Dans Hareq Yetmenna, Raouf Ben Yaghlane amorce avec passion un sujet très brûlant et toujours d’actualité : el harga (l’émigration clandestine). A première vue, il s’agirait d’un drame social, renvoyant à l’histoire de n’importe quel jeune à la recherche d’un travail, au quotidien monotone, plein de frustration et d’amertume.

Certes, le spectacle est taillé dans le marbre d’un malaise social où le chômage anéantit les espoirs des jeunes diplômés comme c'est le cas de Belgacem (personnage principal de la pièce et maîtrisard) et gangrène les ambitions d’une jeunesse rêvant d’un avenir meilleur.

Passant d’un personnage à l’autre avec une rare dextérité, dans un jeu de rôles dont le but est d’arriver à aplatir les faits et à les raconter selon les différentes versions et les points de vue des protagonistes, Ben Yaghlane finit par nous mener en bateau, brouillant les pistes, noyant le sens, sans se départir de sa science du rire, car il reste comédien avant tout, farceur invétéré, qui tire sa joie de celle qu’il transmet aux autres.

Finalement, le sujet de la pièce reste de loin un sujet brûlant et d’importance capitale,». Entre théâtre de critique et sketch d’humoriste, un long monologue jalonné de gags, de gesticulations et de caricatures, qui fait marrer le public, Haraq Yetmenna est un véritable one-man-show à la sauce tunisienne, à placer dans la même lignée que les autres spectacles mis en scène, écrits et joués par Raouf Ben Yaghlane.

Dim lights

Dany Lari est le seul magicien à vous offrir 1h30 de grand spectacle avec des décors irréalistes dignes d'une comédie musicale
Copyright © 2011 Yalil Production. Tous droits réservés.